L’IncaDivide, le nouveau graal des aventuriers au long cours

En 2017, les aventuriers au long cours désireux de partir à la conquête de nouveaux challenges pour assouvir leur soif d’aventures où se mêlent découverte d’horizons lointains et défis sportifs seront servis. Peuvent-ils en effet rêver mieux qu’un extraordinaire périple où l’on tutoie les glaciers en franchissant des cols aux altitudes irréelles ?

incadivide_bxlogo_frA mi chemin entre l’ultra-cyclisme et le raid aventure, l’IncaDivide est une épreuve tout aussi atypique que la Transcontinentale Race. Avec 3500 km et 63500 m D+, elle est assurément l’épreuve qui représente le ratio distance / kms le plus élevé. L’itinéraire s’annonce grandiose. Il s’agit en effet de parcourir le Qhapaq Nam, la route légendaire des Incas, depuis Quito, capitale de l’Equateur, jusqu’à Cuzco au Pérou, capitale des Incas. Un raid cycliste exceptionnel empruntant des cols à plus de 4000 m d’altitude à effectuer en solo ou par équipe et sans assistance. Ce challenge, hors norme, dépasse de loin tout ce que l’on a pu connaître jusqu’à présent.

Axel Carion, l’un des initiateurs de cette épreuve hors norme, lève le voile pour cyclosportissimo.com sur les détails de cette première édition de l’Incadivide dont le départ sera donné le 1er juillet 2017.

Cyclosportissimo : Axel, l’IncaDivide est une épreuve hors norme à mi chemin entre le raid aventure et l’ultra-distance. Comment un tel projet est-il né ?

incadivide_itext_fondateurs-leticia-axel_001-nbAxel Carion : Cette idée folle est née alors que nous traversions l’Amérique du Sud à vélo en 2015. Ce voyage extraordinaire de 8 mois que nous avons réalisé avec ma moitié et un ami, en autonomie et sans assistance, nous a beaucoup marqué. Nous avions tout plaqué pour finalement revenir avec une idée ! Voyageurs dans l’âme, nous avions déjà d’autres expéditions « engagées » à notre actif mais l’Amérique du Sud a marqué le tournant.

En rentrant des ces 13 500km et 154km de dénivelée dans les Andes, nous avons décidé de construire la marque BIKINGMAN et d’organiser une épreuve d’ultra endurance hors du commun alliant le sport, l’aventure et la découverte de terres inconnues. L’Inca Divide est notre première épreuve, 3 autres sont en préparation.

Le format de l’IncaDivide est-il un mix entre la RAAM et la TCR ?

14517444_1294738447225977_8543975228436642376_nDe mon point de vue, la RAAM est une épreuve d’ultra-distance (avec assistance) axée principalement sur la performance cyclisme. L’objectif est d’aller le plus vite possible avec son équipe d’assistance.
La TCR est sans assistance mais se déroule principalement dans des pays développés où le coureur peut se concentrer sur la performance cyclisme.

Avec l’IncaDivide notre objectif est de promouvoir l’ultra distance en ajoutant les notions de raid et d’aventures qui ne sont pas ou peu présentes sur une RAAM ou une TCR. Au delà du challenge cycliste, l’IncaDivide est un challenge total. L’orientation, la faculté d’adaptation à un environnement inconnu, la topographie, la culture sud américaine, les jambes seules ne seront pas suffisantes pour aller au bout.

Quelles sont les ambitions de BikingMan la structure porteuse de l’IncaDivide ?

Devenir la référence de l’ultra-distance en milieux engagés, organiser 4 épreuves ultra d’ici 2018.

En terme de logistique, que représente l’organisation d’une telle épreuve ?

Patience, persévérance et connaissance du terrain ! L’Amérique du Sud ce n’est pas l’Europe ou l’Amérique du Nord. Des choses simples en Europe, comme louer une voiture, sont des challenges à relever la bas. L’aspect sécurité est primordial et nécessite davantage de moyens à mettre en oeuvre qu’en Europe (suivi des coureurs, secours etc).

 

Le Pérou a entrepris depuis quelques années un important programme d’amélioration de son réseau routier, néanmoins, le parcours de l’IncaDivide empruntera des pistes non asphaltées. Dans quelle proportion ?

14183712_1269709363062219_1679675614560159698_nCela fait 2 ans que nous nous rendons dans le pays et il nous arrive de ne pas reconnaître certaines pistes aujourd’hui asphaltées !
Environ 200 kilomètres sur les 3500km de l’épreuve sont sur des pistes non asphaltées. Rien d’insurmontable avec des pneus gravel en 28mm et l’esprit d’aventures.

Il est également possible via des itinéraires alternatifs entre les checkpoints d’aller pédaler sur des pistes andines fabuleuses pour les fans de cyclo-cross, VTT ou fatbike…


Le délai maximum pour rallier Cuzco est de 25 jours. Selon vous, les plus rapides pourraient mettre combien de temps ?

Pour avoir fait le parcours à vélo, je serai bluffé de voir un ou une cycliste faire l’épreuve en moins de 10 jours ! Mais si nous organisons cela, c’est pour être surpris par le mental et la performance des participants.

Quels seront les moments forts du parcours ?

L’avenue des volcans en Equateur, l’Amazonie équatorienne, les cols à plus de 4000m au Pérou, les parcs nationaux péruviens traversés…Ils sont nombreux et parsemés sur les 3500 km de l’épreuve qui présente une variété inégalée du départ jusqu’à l’arrivée.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs participants ? Choix du matériel, préparation…

Vigilance sur le choix des pneus pour garantir confort et de passer partout sur le parcours.
Tester son équipement avant la course pour pouvoir gérer des amplitudes de températures importantes pendant l’effort.
S’entrainer quelque fois en altitude en début de saison sur des cols à plus de 2000m pour bien préparer son acclimatation.

S’il fallait résumer l’IncaDivide en 3 mots ?

Unique, Epique, Mythique !

En tant qu’organisateur, quel regard portez-vous sur la pratique du cyclisme de loisir ?

Un regard plein d’espoir quand je vois le nombre de nouvelles épreuves, lancées ces dernières années, qui ne rentrent dans aucun cadre de fédérations de cyclisme. Cela témoigne d’un besoin grandissant du public qui recherche des nouveaux formats d’épreuves et des nouvelles icônes du cyclisme véhiculant des valeurs différentes.

 

Pour en savoir plus sur l’IncaDivide :