La Race Across Luxembourg de Ralph Diseviscourt

Ralph, il y a quelques jours tu annonçais la création de la Race Across Luxembourg (RAL). Peux-tu nous en dire davantage sur ce projet ? S’agit-il d’une nouvelle épreuve d’ultra-cyclisme ?

Ralph Diseviscourt : Contrairement au nom retenu, il ne s’agit pas d’une course au sens strict mais d’une sortie d’entraînement encadrée. En tout cas pour cette première édition 2016 ! Les choses pourront éventuellement changer dans le futur en fonction des échos reçus. Lancer une vraie épreuve ultra, digne de ce nom, demande un engagement et des efforts d’organisation considérables.

Qu’attends-tu précisément de ce projet ?

Ralph Diseviscourt : Les objectifs visés en mars prochain avec cette « épreuve » sont multiples. En planifiant ma saison 2016, largement dominée par la RAAM comme grand objectif au mois de juin, j’ai recherché des épreuves en Europe qui pourraient me servir de préparation, à moi en tant que coureur, mais aussi à mon équipe d’assistance.

A11822636_917834934929220_2672375897813593603_nvec le Raid Provence Extrême (RPE) et la Race Across Slovenia (RAS) malheureusement annulés, il ne me restait plus que la Race Across Italia (RAI) fin avril. Ce sera un vrai test sous des conditions de course avec des concurrents très costauds! Par contre la distance de 800km en Italie reste du domaine connu et déjà véc
u. Avec la Race Across Luxembourg, j’espère pouvoir tester mes capacités sur une distance nettement plus longue qui m’obligera d’entrecouper mon effort par de courtes phases de sommeil (powernaps) et d’adapter mon alimentation lors d’un effort prolongé sur plusieurs jours. Par le passé, les courses auxquelles je participais étaient trop courtes et je pouvais me passer de faire des pauses même lors de la Tortour en Suisse avec ses 1000 km et 36h non-stop en selle.

La RAL est un test grandeur nature en quelques sorte ?

Ralph Diseviscourt : Je considère effectivement la RAL comme un vrai test grandeur nature pour la RAAM, un “dry run” qui devrait répondre à des questions que je me pose encore à ce stade, me procurer davantage de confiance dans mes capacités et dans mon travail effectué ces derniers mois, voir années, me permettre de travailler l’endurance et le moral sans vouloir établir de nouveaux records en terme de vitesse ou de distance parcourue. En plus des difficultés évidentes liées au parcours même, je considère que la force mentale sera déterminante dans l’accomplissement de ce beau challenge en l’absence de la pression rencontrée dans une vraie compétition.

Tu as décidé d’organiser ce test chez toi au Luxembourg au mois de mars alors que la météo peut jouer un mauvais tour à tout moment ? N’est-ce pas risqué ?

Ralph Diseviscourt : Justement, la fourchette du possible va de + 20° sous un ciel bleu jusqu’à -5° accompagné de pluie/neige à cette époque de l’année ! Il faudra donc s’adapter et improviser comme à la RAAM.

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Mais surtout, le calendrier serré d’ici juin ne me laisse pas vraiment le choix si je veux respecter mes périodes de récupération habituelles entre les différentes épreuves. Voilà pour le timing. Plutôt donc que de faire un trajet genre Luxembourg – Côte d’Azur en passant pas la montagne et de passer une journée entière dans la voiture pour le retour, j’ai privilégié l’option me permettant de rester sur mes routes d’entraînement. Les avantages sont nombreux. C’est tout d’abord plus facile à organiser et à gérer pour l’équipe qui n’a pas besoin de sacrifier les 3 jours prévus ( les membres seront splittés sur 3 équipes de 3 personnes dans la voiture suiveuse). Cela permet également d’augmenter la visibilité des sponsors sur leur marché domestique et de faire mieux connaître la discipline « ultra-cyclisme » au grand public du Grand-Duché. Enfin, mes copains et tous les autres amoureux de la petite reine pourront m’accompagner au moins sur une partie du parcours et ceux qui le souhaitent la possibilité de faire l’expérience de rouler la nuit en testant gratuitement de phares Lupine mis à notre disposition par mon sponsor Trisport .

Le point culminant du Luxembourg est situé à 559 m. Comment parvenir à réaliser un parcours de 1400 km avec plus de 21000 m de dénivelé positif ?

Ralph Diseviscourt : Le principe retenu consiste à enchaîner 7 des randonnées cyclosportives et cyclotouristiques les plus connues et populaires du pays, avant tout dans ma région, celle des Ardennes au Nord du pays qui est parsemée de nombreuses côtes similaires à celles empruntées lors de la doyenne Liège Bastogne Liège du côté belge. L’étape la plus longue prévue la première nuit de vendredi à samedi fera notamment plus de 340 km en suivant les frontières du pays. Après chaque boucle, nous allons nous rendre au point de départ de la prochaine étape; ces transitions ne feront jamais plus de 30km. Ainsi nous allons pouvoir traverser les endroits les plus pittoresques du pays comme la Petite Suisse, les parcs naturels de la Sûre et de l’Our mais aussi les sites touristiques tels Echternach, Esch-sur-Sûre, Vianden, Clervaux, Wiltz, … Ce principe a également l’avantage de permettre à ceux qui le souhaitent de m’accompagner plus facilement sur l’une ou l’autre de ces boucles. Avis aux amateurs !

  • Programme de la Race Across Luxembourg (11 – 13 mars 2016)

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