Guillaume Rouquette relève le défi de la Pouncho
Pour Guillaume Rouquette, l’Aveyronnais du Team Cyclosportissimo, s’attaquer à un Everesting sur ses terres avait quelque chose d’évident. Le week-end du 31 mai, à Millau, il s’est donc aligné à l’Everest Challenge de la Pouncho pour aller chercher les 8 848 mètres de dénivelé positif imposés par ce format aussi simple dans son principe qu’impitoyable dans sa réalisation : répéter la même ascension jusqu’à atteindre l’altitude de l’Everest.
Et quand on connaît Guillaume, le choix ne doit rien au hasard. Solide, discret, endurant, il fait partie de ces cyclistes capables de transformer une idée un peu folle en projet méthodiquement mené. Finisher de la Transcontinental Race en 2025, il avait aussi récemment imaginé et tracé le Tour de l’Aveyron en suivant les frontières du département, une aventure collective qui avait déjà marqué les esprits au sein du Team.
Cette fois, c’est seul face à la pente qu’il fallait aller au bout.
Pour terrain de jeu, Guillaume s’est retrouvé sur les pentes d’un des lieux les plus emblématiques de Millau : la Pouncho d’Agast, spot bien connu des amateurs de vol libre, dominant la ville et la vallée du Tarn. Un décor magnifique, mais un décor qui ne laisse aucun répit lorsqu’il faut y revenir encore et encore.
Il aura fallu 17 ascensions de la Pouncho pour valider cet Everesting. À chaque passage, 178 mètres de dénivelé positif à gravir, sur une boucle de 8,5 km aller et 8,5 km retour. Au total, près de 295 kilomètres parcourus, bouclés en 19 h 22 min 05 s, dont 16 h 39 min 41 s de temps roulé.

Au-delà des chiffres, c’est la régularité mentale qu’il faut souligner. Un Everesting se construit ascension après ascension, dans la répétition, dans la capacité à rester lucide, à gérer l’alimentation, les temps d’arrêt, les variations de rythme, mais aussi l’usure psychologique de revoir sans cesse la même pente revenir sous les roues.
Avec cet Everesting de la Pouncho d’Agast, Guillaume ajoute une nouvelle ligne à son parcours déjà bien rempli. Et il le fait à sa manière : solidement, humblement, sur ses routes, au cœur de son Aveyron.
Bravo Guillaume.

