Gravel Tro Breizh : gravel or not gravel ?
1390 km de gravel avec 18 400 d+ en 4 jours et 23 heures. Strava me dit que j’ai cramé plus de 38000 kCal, ce que je sais c’est que je suis physiquement bien entamé !
C’est beau la Bretagne, mais je confirme, ce n’est pas complètement plat ! Bien sûr pas de col de 10 bornes, mais des montagnes russes usantes, souvent avec des pourcentages à 2 chiffres…
Est-ce que la course est gravel ?
Oui et non.
Oui si on roule cool, en acceptant quelques portages, beaucoup si on a pas un niveau technique suffisant, notamment dans les singles (sentiers mono trace) souvent bien techniques.
Non si on veut jouer le classement. Je reste persuadé que je serai allé plus vite avec un bon VTT tout suspendu léger. Ça tabasse vraiment, dans les voies romaines, dans les longs chemins défoncés par les pneus de tracteurs.
Ça use. J’ai les mains complètement défoncées et pourtant j’étais en pneus de 50 mm et j’avais des roues NEO wheels avec rayons BERD. C’est magique les rayons textiles BERD pour amortir les vibrations et c’est incassable, un souci de moins ! Merci infiniment à mon partenaire Franck Guillot le sympathique patron de Neowheels pour sa confiance et ses roues magiques.

Heureusement qu’il y a de belles petites routes de campagne pour se refaire la cerise entre les portions tout-terrain !
On a même eu des portions bien trialisantes et les singles dans les genets au milieu des dunes, c’est juste magique ! Mon passé, très lointain aujourd’hui, d’ancien élite en BMX m’aide bien dans le technique.
Et la Bretagne sans la pluie ne serait pas la Bretagne ! Pluie un peu tous les jours, c’est gérable, d’autant plus qu’il a fait globalement doux.

Mais la journée complète de pluie forte incessante avec 6/8 degrés, c’est chaud ! Surtout quand au bout d’un moment l’eau a traversé ta veste de pluie shakedry et qu’elle traverse quelques heures après ta GoreTex 3 couches Patagonia que tu avais pris au cas où il pleuve trop car tu es prévoyant… J’étais trempé. Et gelé.
Et mon tel avait pris l’eau. Et donc à 21h30 je ne savais pas où aller dormir… J’ai un peu flippé. C’est rare mais je ne voyais plus trop comment faire dans des villages déserts…Bref, après quelques péripéties supplémentaires et un détour de 20 km AR, j’ai trouvé une chambre d’hôtes, sans chauffage mais avec heureusement un sèche-cheveux qui m’a permis en 1h de sécher tous mes vêtements et des câbles pour recharger mes batteries. Parce qu’en plus j’avais perdu ma sacoche arrière dans les bois, avec ma doudoune, mes affaires de nuit et mon nécessaire pour recharger mon électronique, sinon ça ne serait pas marrant !
Mais c’est ça aussi les aventures longues distances en autonomie, gérer les imprévus !
En tout cas, si vous cherchez une magnifique façon de connaître la Bretagne et ses trésors cachés, n’hésitez pas, inscrivez-vous à la Gravel To Breizh ! Fred le créateur reconnaît tout le parcours et franchement c’est un boulot de malade quand on voit la qualité de la trace.
Côté sportif je suis satisfait bien sûr, après ma victoire au Tour du Massif vosgien 1000 km VTT l’été dernier, les progrès sont confirmés sur une épreuve de niveau national. Merci à mon coach depuis 5 ans, la régularité, la rigueur et l’adaptation à l’âge et aux contraintes pro du sportif, ça paie !
Merci à mes amis pour vos encouragements et votre soutien, et surtout un immense merci à ma femme Amélie qui m’encourage et me soutient dans ma passion, c’est contraignant mais elle est mon moteur !
Maintenant place à la recup bien méritée avant la prochaine course gravel en duo avec le T : la FrenchRoad 66 d’Yvan.



